Si les deux concepts de vices et de vertus devaient assurer une vie avantageuse à l’individu, ceux-ci sont étroitement liés aux notions de bien et de mal et de ce fait dépendantes de la morale. Et même si la notion de morale, elle-même, est discutable, il n’est pas possible d’en nier les effets sur le comportement humain. Cette même notion a un rapport direct aux moeurs, coutumes et traditions propres à une société et à une époque.
La société, elle aussi, est une particule importante de l’équation car elle apporte au processus un point essentiel ; la mémoire. En effet si l’homme isolé se voit souvent confronté à ses propres échecs, l’homme vivant en société, lui, se nourrit de l’expérience et du savoir de ceux qui l’ont précédés et ajoute à ses connaissances antérieures son savoir propre. On peut alors se demander, après autant de temps d’humanité, et toute cette mémoire accumulée, comment est-ce que ces vertus, mais surtout ces vices peuvent-ils continuer à exister, et à avancer tapis dans l’ombre dans chacun d’entre nous ?
C’est à travers un travail photographique, de capture de scènes réelles, que cette édition tend a servir d’état des lieux à la société actuelle, qui n’est pas celle d’hier, ni celle de demain. Sans aucune réintervention, ni aucun retravail sur les images, qui elles, sont prises au boîtier jetable. Ce qui semble être la meilleur manière de ne pas contrôler une image et de ne pas tenter d’en manipuler le rendu. L’ensemble fixé dans une édition servie brute à la manière d’un livre informatif, non-designé pour garder cet extrait de mémoire réel et véridique.
Comme une vue eclatée qui montrerait toutes les pièces du mécanisme et ainsi pouvoir l’ajouter à notre savoir propre. Là où certains pourront voir la débauche, d’autres verront la fraternité, là où les mêmes verront l’envie, certains verront la douceur, où lorsque les uns verront la folie, d’autres pourrons entrevoir la foi.

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